Dec 13 2013

Les chiffres sous les projecteurs

Published by at 21:51 under Samsa

SOURCE: http://www.paperjam.lu

AURORE SCHNEIDESCH (SAMSA FILM)

Samsa Film s’est dotée de ses propres outils comptables. Planification et gestion financière cohabitent avec approche artistique. «Les films qui ont connu un succès à l’étranger ont permis au Luxembourg de se positionner à l’échelon européen.»

Madame Schneidesch, comment se décline la fonction de CFO, appliquée au secteur cinématographique?

«Notre équipe prend en charge la coordination administrative et financière de Samsa Film. Il s’agit notamment de la gestion de la trésorerie, de la comptabilité et de la transmission des données financières aux deux cofondateurs et gérants de la société: Jani Thiltges et Claude Waringo. Nous intervenons à tous les stades d’un chantier cinématographique: le développement du projet, la production et la postproduction ainsi que la distribution. Au stade de la production, nous aidons le producteur dans sa recherche de financement et dans la mise en place d’un plan de trésorerie pour assurer la planification financière de son projet. La phase du tournage est importante, car elle implique la gestion du cash sur les lieux du film ou encore la mise en place des contrats des acteurs. Lors de la distribution, nous devons coordonner la gestion des droits des films et les recettes qui s’y rapportent.

Quel est l’attrait du poste, selon vous qui connaissez la maison Samsa depuis plusieurs années?

«J’aime beaucoup les aspects variés qu’il recouvre. Il est très intéressant d’apporter une interprétation chiffrée de l’activité de l’entreprise. Pour y parvenir, nous passons beaucoup de temps à écouter, comprendre les besoins de nos collègues. Mon expérience sur le terrain en tant qu’assistante de production me permet également de comprendre ces besoins. Si nous nous devons d’être rigoureux pour des raisons financières, nous veillons toujours à ne pas mettre l’aspect artistique du projet en péril. Cette approche nous permet d’éviter les éventuels soucis, tout en maîtrisant quelques impondérables. Il faut aussi assumer une tâche importante de planification de l’ensemble des projets de la maison qui en sont tous à des stades différents. Cela nous amène, par exemple, à coordonner trois films en phase de tournage, la distribution d’un quatrième et la recherche de financement pour un cinquième. Un travail qui nécessite une gestion journalière basée sur des tableaux de bord où sont référencés tous nos projets. Il s’agit en soi d’une petite entreprise au sein même de l’entreprise.

Comment est structurée votre équipe?

«Nous sommes une équipe de quatre comptables mais au-delà de notre formation, chacun est amené à gérer différents aspects d’une production cinématographique. Nous devons donc à la fois combiner notre rigueur comptable et relative aux procédures, qui sont inhérentes à chaque projet, aux paramètres artistiques. C’est véritablement un métier multifonction très enrichissant.

Quels sont les outils mis en place pour parvenir à ces objectifs?

«Outre les outils que nous avons imaginés et mis en place, la première faculté que nous avons développée est celle d’être à l’écoute de ceux qui sont, en quelque sorte, nos clients internes, à savoir les producteurs de la maison. Cela étant dit, nous avons bien entendu besoin d’outils pour assurer une régularité dans notre gestion ainsi qu’une prévisibilité en vue de produire des reportings. Contrairement à de plus grandes structures, nous avons produit une large partie des solutions et des outils que nous utilisons en interne. Je constate en effet, à regret, qu’il existe peu de réponses véritablement adaptées aux PME, a fortiori pour un secteur tel que le nôtre. L’une des plus grandes difficultés pour créer ou trouver les outils qui nous correspondent réside aussi dans le fait que chaque projet est quasiment unique. Lorsque nous travaillons, par exemple, avec Gaumont, nous devons tenir compte de leur mode de fonctionnement. À l’inverse, certains ‘petits’ coproducteurs étrangers sont moins structurés. Il faut donc, dans ce cas, mettre un véritable mode de fonctionnement en place.

Ceci dit, la fonction a tout de même évolué au fil du temps. Je me souviens en effet qu’il y a quelques années, il existait une véritable comptabilité physique sur les plateaux, avec une sorte de caissier qui était chargé de centraliser les notes de frais, de gérer les défraiements… Avec le support des moyens de communication actuels, nous arrivons à gérer cela de manière plus dématérialisée et à distance.

Quels sont les modes de financement des films pour Samsa?

«Il existe plusieurs cas de figure. Sur un mode de coproduction, la taille du marché luxembourgeois nous pousse à aller chercher des partenaires financiers à l’étranger, comme ce fut le cas par le passé avec Artemis Productions (en Belgique) et Liaison cinématographique (en France). Nous nous mettons alors en relation avec nos homologues pour gérer les aspects financiers. Dans le cadre d’une production 100% luxembourgeoise, nous sommes aidés par le Film Fong, sur base des projets déposés. Il faut préciser que la procédure de financement des films est actuellement revue par le législateur. L’ancien système, baptisé CIAV (certificats d’investissement audiovisuel, ndlr), est appelé à être remplacé par une aide sélective du Fonds. Les CIAV étaient des certificats achetés par des sociétés, plutôt des grandes structures, qui pouvaient, tout en soutenant la production, être exonérés d’imposition. Contrairement à d’autres pays, nous pouvons difficilement faire appel à des acteurs audiovisuels en tant que partenaires financiers, comme c’est le cas en France ou en Angleterre. Les chaînes TV peuvent, dans ce cas, jouer le jeu en misant sur des retombées publicitaires ou la cogestion des droits. Les distributeurs étrangers représentent cependant, le cas échéant, des partenaires financiers importants lorsqu’un film prometteur se prépare. Ils peuvent alors miser sur des entrées en salle nombreuses en fonction du casting. Ce fut le cas lors du film Möbius dans lequel jouait Jean Dujardin. La présence d’un acteur ‘bankable’ facilite donc la collecte de fonds.

Qu’en est-il des autres fonds de soutien cinématographique que vous côtoyez?

«J’observe que le fait d’être un petit pays facilite les discussions avec un interlocuteur tel que le Film Fong pour obtenir des financements. Il nous arrive de travailler avec d’autres fonds de ce type à l’étranger et nous remarquons que chacun a ses propres exigences, marquées par un protectionnisme plus ou moins contraignant. D’où l’obligation régulière de répartir les tournages dans deux pays dans le cadre d’une coproduction franco-luxembourgeoise par exemple.

Quelles sont les sources de revenus de votre société de production?

«La majeure partie provient des entrées en salle telles que négociées préalablement avec le distributeur. Nous tirons des revenus complémentaires de la vente de DVD ainsi que de VOD via internet et les bouquets des câblo-opérateurs.

Les acteurs connus compliquent-ils la donne à votre niveau?

«Disons que la présence sur un tournage d’un acteur connu entraîne forcément la mise en place de négociations et de contrats plus compliqués, dont les aspects fiscaux. Nous sommes à cet égard aidés quant aux enjeux légaux du contrat par un conseiller juridique qui est devenu un partenaire au fil du temps et s’est donc spécialisé dans le domaine du cinéma.

Intervenez-vous dans les choix artistiques de la maison?

«Nous nous limitons à une fonction de support pour mener à bien les projets défendus par les producteurs.

Quel regard jetez-vous sur l’évolution du secteur cinématographique luxembourgeois?

«Samsa a suivi l’évolution du marché, le tout dans un petit pays où le secteur est bien respecté. L’industrie cinématographique s’y est bien développée durant les dernières années et elle occupe désormais beaucoup de personnes. Cela a permis au Luxembourg de se positionner à l’échelon européen, notamment via des projets qui ont connu des succès à l’étranger.

Trouvez-vous facilement les fournisseurs externes nécessaires à vos activités?

«Nous recevons de l’aide ponctuelle de la part de consultants pour des aspects informatiques. La gestion informatique et de nos serveurs est d’ailleurs externalisée. Comme je l’ai évoqué, il est du reste difficile d’établir une relation sur le long terme avec un fournisseur dans la mesure où ceux-ci sont souvent amenés à grandir et à délaisser, faute de rentabilité, le créneau des PME.

Quels sont vos prochains défis?

«Outre ceux qui restent à venir, mon plus grand défi a été de me familiariser avec la fonction, dans la continuité de l’action de mon prédécesseur: Christian Kmiotek. L’un des chantiers que je compte mener se situe au niveau du travail de reporting. Cette fonction devra être plus poussée dans le futur afin de fournir une vue claire et précise aux deux producteurs de Samsa quant aux projets en cours. Nous ambitionnons aussi de développer des visions trimestrielles de notre comptabilité mais aussi en termes de planning et de projets. Les dirigeants de la société sont sensibles à cette démarche qui les rassure, car ils peuvent se concentrer sur les aspects artistiques de l’entreprise.

Comment qualifiez-vous votre «touche personnelle»?

«À titre personnel, je suis attirée par l’informatique, cela m’incite donc à rechercher des idées pour automatiser les processus récurrents ou à faible valeur ajoutée. Je suis donc sensible à l’amélioration continue de nos procédures, en développant de nouveaux outils informatiques qui conviennent à nos activités. S’agissant des outils informatiques que nous utilisons actuellement, ils sont centrés sur des bases de données Access ou des documents Excel.

Quels sont vos goûts en matière de cinéma?

«J’avoue que je suis bon public. Je n’ai donc pas d’acteur ou d’actrice fétiche.»

Parcours

Du terrain au management

Âgée de 38 ans, Aurore Schneidesch fait partie du contingent de frontaliers ayant effectué la demande en vue d’obtenir la nationalité belge et luxembourgeoise, grâce à l’origine de ses ancêtres. Ces aspects généalogiques passés, la CFO de Samsa Film connaît bien le milieu de la production cinématographique luxembourgeoise. Après des études en marketing et une licence à l’École de commerce et de gestion du Luxembourg, Aurore Schneidesch est entrée en 1997 chez Samsa Film en tant qu’assistante de production, avant d’expérimenter les tournages via la fonction de comptable de production. Un marchepied idéal pour acquérir une expertise de CFO, adaptée au secteur du cinéma. Les dirigeants de Samsa ont naturellement pensé à elle lors du départ, il y a deux ans, de Christian Kmiotek vers des horizons politiques, laissant le poste de CFO vacant. Une fonction qu’elle occupe depuis le 1er janvier 2012, non sans nourrir une passion pour l’expression artistique. ll faut dire qu’elle est passée durant deux ans par le Conservatoire de Luxembourg pour y exercer du théâtre.

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AURORE SCHNEIDESCH (SAMSA FILM)

Samsa Film s’est dotée de ses propres outils comptables. Planification et gestion financière cohabitent avec approche artistique. «Les films qui ont connu un succès à l’étranger ont permis au Luxembourg de se positionner à l’échelon européen.»

Madame Schneidesch, comment se décline la fonction de CFO, appliquée au secteur cinématographique?

«Notre équipe prend en charge la coordination administrative et financière de Samsa Film. Il s’agit notamment de la gestion de la trésorerie, de la comptabilité et de la transmission des données financières aux deux cofondateurs et gérants de la société: Jani Thiltges et Claude Waringo. Nous intervenons à tous les stades d’un chantier cinématographique: le développement du projet, la production et la postproduction ainsi que la distribution. Au stade de la production, nous aidons le producteur dans sa recherche de financement et dans la mise en place d’un plan de trésorerie pour assurer la planification financière de son projet. La phase du tournage est importante, car elle implique la gestion du cash sur les lieux du film ou encore la mise en place des contrats des acteurs. Lors de la distribution, nous devons coordonner la gestion des droits des films et les recettes qui s’y rapportent.

Quel est l’attrait du poste, selon vous qui connaissez la maison Samsa depuis plusieurs années?

«J’aime beaucoup les aspects variés qu’il recouvre. Il est très intéressant d’apporter une interprétation chiffrée de l’activité de l’entreprise. Pour y parvenir, nous passons beaucoup de temps à écouter, comprendre les besoins de nos collègues. Mon expérience sur le terrain en tant qu’assistante de production me permet également de comprendre ces besoins. Si nous nous devons d’être rigoureux pour des raisons financières, nous veillons toujours à ne pas mettre l’aspect artistique du projet en péril. Cette approche nous permet d’éviter les éventuels soucis, tout en maîtrisant quelques impondérables. Il faut aussi assumer une tâche importante de planification de l’ensemble des projets de la maison qui en sont tous à des stades différents. Cela nous amène, par exemple, à coordonner trois films en phase de tournage, la distribution d’un quatrième et la recherche de financement pour un cinquième. Un travail qui nécessite une gestion journalière basée sur des tableaux de bord où sont référencés tous nos projets. Il s’agit en soi d’une petite entreprise au sein même de l’entreprise.

Comment est structurée votre équipe?

«Nous sommes une équipe de quatre comptables mais au-delà de notre formation, chacun est amené à gérer différents aspects d’une production cinématographique. Nous devons donc à la fois combiner notre rigueur comptable et relative aux procédures, qui sont inhérentes à chaque projet, aux paramètres artistiques. C’est véritablement un métier multifonction très enrichissant.

Quels sont les outils mis en place pour parvenir à ces objectifs?

«Outre les outils que nous avons imaginés et mis en place, la première faculté que nous avons développée est celle d’être à l’écoute de ceux qui sont, en quelque sorte, nos clients internes, à savoir les producteurs de la maison. Cela étant dit, nous avons bien entendu besoin d’outils pour assurer une régularité dans notre gestion ainsi qu’une prévisibilité en vue de produire des reportings. Contrairement à de plus grandes structures, nous avons produit une large partie des solutions et des outils que nous utilisons en interne. Je constate en effet, à regret, qu’il existe peu de réponses véritablement adaptées aux PME, a fortiori pour un secteur tel que le nôtre. L’une des plus grandes difficultés pour créer ou trouver les outils qui nous correspondent réside aussi dans le fait que chaque projet est quasiment unique. Lorsque nous travaillons, par exemple, avec Gaumont, nous devons tenir compte de leur mode de fonctionnement. À l’inverse, certains ‘petits’ coproducteurs étrangers sont moins structurés. Il faut donc, dans ce cas, mettre un véritable mode de fonctionnement en place.

Ceci dit, la fonction a tout de même évolué au fil du temps. Je me souviens en effet qu’il y a quelques années, il existait une véritable comptabilité physique sur les plateaux, avec une sorte de caissier qui était chargé de centraliser les notes de frais, de gérer les défraiements… Avec le support des moyens de communication actuels, nous arrivons à gérer cela de manière plus dématérialisée et à distance.

Quels sont les modes de financement des films pour Samsa?

«Il existe plusieurs cas de figure. Sur un mode de coproduction, la taille du marché luxembourgeois nous pousse à aller chercher des partenaires financiers à l’étranger, comme ce fut le cas par le passé avec Artemis Productions (en Belgique) et Liaison cinématographique (en France). Nous nous mettons alors en relation avec nos homologues pour gérer les aspects financiers. Dans le cadre d’une production 100% luxembourgeoise, nous sommes aidés par le Film Fong, sur base des projets déposés. Il faut préciser que la procédure de financement des films est actuellement revue par le législateur. L’ancien système, baptisé CIAV (certificats d’investissement audiovisuel, ndlr), est appelé à être remplacé par une aide sélective du Fonds. Les CIAV étaient des certificats achetés par des sociétés, plutôt des grandes structures, qui pouvaient, tout en soutenant la production, être exonérés d’imposition. Contrairement à d’autres pays, nous pouvons difficilement faire appel à des acteurs audiovisuels en tant que partenaires financiers, comme c’est le cas en France ou en Angleterre. Les chaînes TV peuvent, dans ce cas, jouer le jeu en misant sur des retombées publicitaires ou la cogestion des droits. Les distributeurs étrangers représentent cependant, le cas échéant, des partenaires financiers importants lorsqu’un film prometteur se prépare. Ils peuvent alors miser sur des entrées en salle nombreuses en fonction du casting. Ce fut le cas lors du film Möbius dans lequel jouait Jean Dujardin. La présence d’un acteur ‘bankable’ facilite donc la collecte de fonds.

Qu’en est-il des autres fonds de soutien cinématographique que vous côtoyez?

«J’observe que le fait d’être un petit pays facilite les discussions avec un interlocuteur tel que le Film Fong pour obtenir des financements. Il nous arrive de travailler avec d’autres fonds de ce type à l’étranger et nous remarquons que chacun a ses propres exigences, marquées par un protectionnisme plus ou moins contraignant. D’où l’obligation régulière de répartir les tournages dans deux pays dans le cadre d’une coproduction franco-luxembourgeoise par exemple.

Quelles sont les sources de revenus de votre société de production?

«La majeure partie provient des entrées en salle telles que négociées préalablement avec le distributeur. Nous tirons des revenus complémentaires de la vente de DVD ainsi que de VOD via internet et les bouquets des câblo-opérateurs.

Les acteurs connus compliquent-ils la donne à votre niveau?

«Disons que la présence sur un tournage d’un acteur connu entraîne forcément la mise en place de négociations et de contrats plus compliqués, dont les aspects fiscaux. Nous sommes à cet égard aidés quant aux enjeux légaux du contrat par un conseiller juridique qui est devenu un partenaire au fil du temps et s’est donc spécialisé dans le domaine du cinéma.

Intervenez-vous dans les choix artistiques de la maison?

«Nous nous limitons à une fonction de support pour mener à bien les projets défendus par les producteurs.

Quel regard jetez-vous sur l’évolution du secteur cinématographique luxembourgeois?

«Samsa a suivi l’évolution du marché, le tout dans un petit pays où le secteur est bien respecté. L’industrie cinématographique s’y est bien développée durant les dernières années et elle occupe désormais beaucoup de personnes. Cela a permis au Luxembourg de se positionner à l’échelon européen, notamment via des projets qui ont connu des succès à l’étranger.

Trouvez-vous facilement les fournisseurs externes nécessaires à vos activités?

«Nous recevons de l’aide ponctuelle de la part de consultants pour des aspects informatiques. La gestion informatique et de nos serveurs est d’ailleurs externalisée. Comme je l’ai évoqué, il est du reste difficile d’établir une relation sur le long terme avec un fournisseur dans la mesure où ceux-ci sont souvent amenés à grandir et à délaisser, faute de rentabilité, le créneau des PME.

Quels sont vos prochains défis?

«Outre ceux qui restent à venir, mon plus grand défi a été de me familiariser avec la fonction, dans la continuité de l’action de mon prédécesseur: Christian Kmiotek. L’un des chantiers que je compte mener se situe au niveau du travail de reporting. Cette fonction devra être plus poussée dans le futur afin de fournir une vue claire et précise aux deux producteurs de Samsa quant aux projets en cours. Nous ambitionnons aussi de développer des visions trimestrielles de notre comptabilité mais aussi en termes de planning et de projets. Les dirigeants de la société sont sensibles à cette démarche qui les rassure, car ils peuvent se concentrer sur les aspects artistiques de l’entreprise.

Comment qualifiez-vous votre «touche personnelle»?

«À titre personnel, je suis attirée par l’informatique, cela m’incite donc à rechercher des idées pour automatiser les processus récurrents ou à faible valeur ajoutée. Je suis donc sensible à l’amélioration continue de nos procédures, en développant de nouveaux outils informatiques qui conviennent à nos activités. S’agissant des outils informatiques que nous utilisons actuellement, ils sont centrés sur des bases de données Access ou des documents Excel.

Quels sont vos goûts en matière de cinéma?

«J’avoue que je suis bon public. Je n’ai donc pas d’acteur ou d’actrice fétiche.»

Parcours

Du terrain au management

Âgée de 38 ans, Aurore Schneidesch fait partie du contingent de frontaliers ayant effectué la demande en vue d’obtenir la nationalité belge et luxembourgeoise, grâce à l’origine de ses ancêtres. Ces aspects généalogiques passés, la CFO de Samsa Film connaît bien le milieu de la production cinématographique luxembourgeoise. Après des études en marketing et une licence à l’École de commerce et de gestion du Luxembourg, Aurore Schneidesch est entrée en 1997 chez Samsa Film en tant qu’assistante de production, avant d’expérimenter les tournages via la fonction de comptable de production. Un marchepied idéal pour acquérir une expertise de CFO, adaptée au secteur du cinéma. Les dirigeants de Samsa ont naturellement pensé à elle lors du départ, il y a deux ans, de Christian Kmiotek vers des horizons politiques, laissant le poste de CFO vacant. Une fonction qu’elle occupe depuis le 1er janvier 2012, non sans nourrir une passion pour l’expression artistique. ll faut dire qu’elle est passée durant deux ans par le Conservatoire de Luxembourg pour y exercer du théâtre.

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