Jan 27 2015

«Nous hisser sur la carte du cinéma européen»

Published by at 01:00 under Lucil Film,Samsa

SOURCE: http://paperjam.lu

Une nouvelle jeunesse pour Samsa Film, une expérience gagnée pour Lucil Film. Après l’annonce de la fusion de leurs deux sociétés, Claude Waringo (Samsa film) et Bernard Michaux (Lucil film) reviennent sur les raisons et les espoirs qui les ont poussés à se rapprocher.

Monsieur Waringo, quelle a été votre motivation pour fusionner Samsa avec Lucil?

«Nous sommes partis, Jani Thiltges et moi, d’une réflexion quant à l’avenir de notre société de production. Nous en sommes encore loin, mais nous nous devons de prévoir, à terme, un passage de flambeau pour que la marque Samsa Film perdure après nous. Ensuite vient un constat économique. Les aides accordées par le Film Fund vont rester stables dans les années à venir. Parallèlement, les sociétés de production et les projets augmentent. Ce qui fait, mathématiquement moins d’argent pour chacun.

Et puis, il y a une approche culturelle, qualitative. Nous avons suivi le parcours de Bernard Michaux et de Lucil Film depuis ses débuts et sa façon de faire des films et son approche du cinéma nous plaisent. Il y a un air de famille dans nos maisons. Nous en discutons depuis environ un an.

Monsieur Michaux, qu’est-ce qui vous a donné envie d’accepter cette proposition de Samsa Film?

«Il faut d’abord dire que Lucil film ne souffre pas de problème d’argent ou de trésorerie. Il ne s’agit pas d’une absorption ou d’un rachat. Pour moi, Samsa film, ce sont des grands frères. Nous avons une réelle volonté de travailler ensemble. Cette fusion va me permettre de gagner 10 ans d’expérience, notamment en matière de coproduction internationale.

N’est-ce pas frustrant de voir disparaître le nom de Lucil film?

B. M.: «Non, depuis le début de nos discussions, il a toujours été clair que le nom de Samsa film allait rester, du fait de sa notoriété. De toute façon, dans mes relations professionnelles dans le monde du cinéma, c’est plus mon nom que celui de ma société qui est connu. Et ça, je le garde et je reste, bien sûr producteur.

Concrètement, comment se passe cette fusion sur le plan financier?

C. W.: «Dans le jargon, on appelle ça une fusion-absorption. C’est-à-dire qu’en échange de Lucil film, Bernard reçoit des parts de Samsa film – je ne vous dirai pas combien. L’idée c’est qu’à moyen ou long terme il ait autant de part que Jani et moi. On aura ainsi le temps de se prouver mutuellement qu’on avait raison de fusionner.

Quels sont maintenant vos projets?

B. M.: «Chacun va poursuivre les projets qu’il est en train de développer. Je travaille notamment avec Jeff Desom au développement de Dead Noon, son premier long-métrage.

C. W.: Chacun arrive avec une liste de réalisateurs et de coproducteurs qui nous font confiance et qui ont envie de continuer à travailler avec nous. Le plus grand challenge pour Samsa Film comme pour l’ensemble du cinéma luxembourgeois est de réussir à nous hisser sur la carte du cinéma européen.

Je ne parle pas des coproductions minoritaires où nous avons fait nos preuves, surtout avec les films francophones, mais de plus en plus avec les Allemands. Nous avons encore de beaux films à faire avec nos partenaires internationaux. Mais obtenir une reconnaissance internationale pour une production majoritaire luxembourgeoise, pour un réalisateur luxembourgeois, ça prendra sans doute encore du temps. J’espère que Samsa film sera celui-là.»

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SOURCE: http://paperjam.lu

Une nouvelle jeunesse pour Samsa Film, une expérience gagnée pour Lucil Film. Après l’annonce de la fusion de leurs deux sociétés, Claude Waringo (Samsa film) et Bernard Michaux (Lucil film) reviennent sur les raisons et les espoirs qui les ont poussés à se rapprocher.

Monsieur Waringo, quelle a été votre motivation pour fusionner Samsa avec Lucil?

«Nous sommes partis, Jani Thiltges et moi, d’une réflexion quant à l’avenir de notre société de production. Nous en sommes encore loin, mais nous nous devons de prévoir, à terme, un passage de flambeau pour que la marque Samsa Film perdure après nous. Ensuite vient un constat économique. Les aides accordées par le Film Fund vont rester stables dans les années à venir. Parallèlement, les sociétés de production et les projets augmentent. Ce qui fait, mathématiquement moins d’argent pour chacun.

Et puis, il y a une approche culturelle, qualitative. Nous avons suivi le parcours de Bernard Michaux et de Lucil Film depuis ses débuts et sa façon de faire des films et son approche du cinéma nous plaisent. Il y a un air de famille dans nos maisons. Nous en discutons depuis environ un an.

Monsieur Michaux, qu’est-ce qui vous a donné envie d’accepter cette proposition de Samsa Film?

«Il faut d’abord dire que Lucil film ne souffre pas de problème d’argent ou de trésorerie. Il ne s’agit pas d’une absorption ou d’un rachat. Pour moi, Samsa film, ce sont des grands frères. Nous avons une réelle volonté de travailler ensemble. Cette fusion va me permettre de gagner 10 ans d’expérience, notamment en matière de coproduction internationale.

N’est-ce pas frustrant de voir disparaître le nom de Lucil film?

B. M.: «Non, depuis le début de nos discussions, il a toujours été clair que le nom de Samsa film allait rester, du fait de sa notoriété. De toute façon, dans mes relations professionnelles dans le monde du cinéma, c’est plus mon nom que celui de ma société qui est connu. Et ça, je le garde et je reste, bien sûr producteur.

Concrètement, comment se passe cette fusion sur le plan financier?

C. W.: «Dans le jargon, on appelle ça une fusion-absorption. C’est-à-dire qu’en échange de Lucil film, Bernard reçoit des parts de Samsa film – je ne vous dirai pas combien. L’idée c’est qu’à moyen ou long terme il ait autant de part que Jani et moi. On aura ainsi le temps de se prouver mutuellement qu’on avait raison de fusionner.

Quels sont maintenant vos projets?

B. M.: «Chacun va poursuivre les projets qu’il est en train de développer. Je travaille notamment avec Jeff Desom au développement de Dead Noon, son premier long-métrage.

C. W.: Chacun arrive avec une liste de réalisateurs et de coproducteurs qui nous font confiance et qui ont envie de continuer à travailler avec nous. Le plus grand challenge pour Samsa Film comme pour l’ensemble du cinéma luxembourgeois est de réussir à nous hisser sur la carte du cinéma européen.

Je ne parle pas des coproductions minoritaires où nous avons fait nos preuves, surtout avec les films francophones, mais de plus en plus avec les Allemands. Nous avons encore de beaux films à faire avec nos partenaires internationaux. Mais obtenir une reconnaissance internationale pour une production majoritaire luxembourgeoise, pour un réalisateur luxembourgeois, ça prendra sans doute encore du temps. J’espère que Samsa film sera celui-là.»

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