Jul 22 2009

Bob et Bobette am Land

Published by at 01:53 under Screening Room

source: www.land.lu – Fränk Grotz

Films made in Luxembourg
17 juillet 2009
Les Belges au Far Ouest

Le maléfique Jim Parasite terrorise le Far Ouest. En possession d’une poudre magique capable de réduire n’importe quel homme à la taille d’une souris, le fabriquant de whisky cherche à conquérir le monde en commençant par Dark City. Les rangers de la petite ville deviennent les premières victimes de l’arme redoutable et se retrouvent emprisonnés dans des bouteilles rangées sur l’étagère de Jim. En tentant de s’évader, leur leader Ranger Tom se trouve expédié à l’intérieur d’une caisse du fameux whisky JP. Arrivé à sa destination en Belgique, le policier est sauvé par Bob et sa sœur Bobette. Alarmés par l’histoire que Tom leur raconte, les deux enfants courageux mobilisent leurs proches pour sauver Dark City et le reste du monde. C’est ainsi que l’impulsive Tante Sidonie, le chaotique Lambique et le très musclé Jérôme partent avec eux pour une grande aventure.

Co-produite par la belge Skyline Entertainment et la société Lux-Animation installée au grand-duché, Bob et Bobette est l’adaptation au grand écran d’une bande-dessinée créé par Willy Vandersteen (1913-1990). Appa rus pour la première fois en 1945 sous leurs noms flamands Suske en Wiske dans le journal De Nieuwe Standaard, les deux personnages connaissent un énorme succès et en sont entre-temps à leur 304e album, la série étant passée sous la responsabilité d’autres dessinateurs depuis 1972.

Le film d’animation, présenté le 8 juillet au Centre national de l’audiovisuel en présence de l’équipe, a su convaincre sur toute la ligne. Bob et Bobette fonctionne selon des ficelles très classiques du film d’aventure, mais évite de tomber dans la surexcitation audiovisuelle et l’ambiance ultra-euphorique de nombreux concurrents du genre. Les réalisateurs Wim Bien et Mark Mertens ont fait confiance au charme des personnages qui opère dans les bandes dessinées. Les différentes trames du scénario, signé Guy Mortier et Dirk Nielandt, suivent leur rythme agréable et s‘entremêlent de manière crédible sans ennuyer le spectateur à aucun moment.

En confrontant l’humour et l’accent belge avec les caractéristiques formelles du western, Bien et Mertens créent un mélange drôle qui ne se prend jamais trop aux sérieux. Pour les parents, Bob et Bobette n’offre pas seulement de nombreux clins d’œil, mais aussi une vraie qualité de comédie d’aventure.

À l’exception de quelques scènes du début, dans lesquelles les mouvements des personnages paraissent raides, la qualité des animations, des cadrages et de la mise en scène peuvent se mesurer sans conteste à la concurrence internationale et démontrent le talent cinématographique de leurs créateurs. Malheureusement, aucun des deux n’a pris la parole lors de l’avant-première, tâche qu’ils ont préféré laisser à leurs producteurs. Un petit bémol qui n’a pas pu enlever au spectateur l’impression d’avoir passé 80 minutes agréables.

Avec Panique au Village (Stéphane Aubier, Vincent Patar), autre film d’animation d’origine belgo-luxembourgeoise dont nous attendons impatiemment la sortie sur nos écrans après sa présentation au Festival de Cannes, Bob et Bobette prouve que les coproductions luxembourgeoises dans ce genre gagnent constamment en qualité et en compétitivité.

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source: www.land.lu – Fränk Grotz

Films made in Luxembourg
17 juillet 2009
Les Belges au Far Ouest

Le maléfique Jim Parasite terrorise le Far Ouest. En possession d’une poudre magique capable de réduire n’importe quel homme à la taille d’une souris, le fabriquant de whisky cherche à conquérir le monde en commençant par Dark City. Les rangers de la petite ville deviennent les premières victimes de l’arme redoutable et se retrouvent emprisonnés dans des bouteilles rangées sur l’étagère de Jim. En tentant de s’évader, leur leader Ranger Tom se trouve expédié à l’intérieur d’une caisse du fameux whisky JP. Arrivé à sa destination en Belgique, le policier est sauvé par Bob et sa sœur Bobette. Alarmés par l’histoire que Tom leur raconte, les deux enfants courageux mobilisent leurs proches pour sauver Dark City et le reste du monde. C’est ainsi que l’impulsive Tante Sidonie, le chaotique Lambique et le très musclé Jérôme partent avec eux pour une grande aventure.

Co-produite par la belge Skyline Entertainment et la société Lux-Animation installée au grand-duché, Bob et Bobette est l’adaptation au grand écran d’une bande-dessinée créé par Willy Vandersteen (1913-1990). Appa rus pour la première fois en 1945 sous leurs noms flamands Suske en Wiske dans le journal De Nieuwe Standaard, les deux personnages connaissent un énorme succès et en sont entre-temps à leur 304e album, la série étant passée sous la responsabilité d’autres dessinateurs depuis 1972.

Le film d’animation, présenté le 8 juillet au Centre national de l’audiovisuel en présence de l’équipe, a su convaincre sur toute la ligne. Bob et Bobette fonctionne selon des ficelles très classiques du film d’aventure, mais évite de tomber dans la surexcitation audiovisuelle et l’ambiance ultra-euphorique de nombreux concurrents du genre. Les réalisateurs Wim Bien et Mark Mertens ont fait confiance au charme des personnages qui opère dans les bandes dessinées. Les différentes trames du scénario, signé Guy Mortier et Dirk Nielandt, suivent leur rythme agréable et s‘entremêlent de manière crédible sans ennuyer le spectateur à aucun moment.

En confrontant l’humour et l’accent belge avec les caractéristiques formelles du western, Bien et Mertens créent un mélange drôle qui ne se prend jamais trop aux sérieux. Pour les parents, Bob et Bobette n’offre pas seulement de nombreux clins d’œil, mais aussi une vraie qualité de comédie d’aventure.

À l’exception de quelques scènes du début, dans lesquelles les mouvements des personnages paraissent raides, la qualité des animations, des cadrages et de la mise en scène peuvent se mesurer sans conteste à la concurrence internationale et démontrent le talent cinématographique de leurs créateurs. Malheureusement, aucun des deux n’a pris la parole lors de l’avant-première, tâche qu’ils ont préféré laisser à leurs producteurs. Un petit bémol qui n’a pas pu enlever au spectateur l’impression d’avoir passé 80 minutes agréables.

Avec Panique au Village (Stéphane Aubier, Vincent Patar), autre film d’animation d’origine belgo-luxembourgeoise dont nous attendons impatiemment la sortie sur nos écrans après sa présentation au Festival de Cannes, Bob et Bobette prouve que les coproductions luxembourgeoises dans ce genre gagnent constamment en qualité et en compétitivité.

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