Jan 22 2010

Ciné-conférence « Oliver Stone’s Bi-Polar Patriotism »

Published by at 14:12 under Screening Room

@ CINEMATHQUE – 25/01/2010 20:30 – 22:30

« Oliver Stone’s Bi-Polar Patriotism »
Dr. Uli Jung (historien du cinéma, Université de Trèves)

Oliver Stone’s image of the USA is rather controversial. His ideological standpoint cannot be clearly defined. Rhe lecture will attempt to find common denominators in his political films.
(conférence en langue anglaise)

suivi du film: PLATOON

USA 1986 / vostf+all / 120′ / c / De : Oliver Stone / Avec : Charlie Sheen, Tom Berenger, Willem Dafoe, Forest Whitaker, Johnny Depp Oscars du Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur son, Meilleur montage Ours d’argent, Festival de Berlin

Engagé volontaire au Vietnam en 1967, Chris Taylor se heurte à un supérieur devenu une machine à tuer…

« Platoon est un récit d’initiation, l’intériorisation d’une expérience irremplaçable, mise en scène avec une force et une précision réalistes incomparables. Métaphoriquement, le film suggère de façon récurrente que le témoin-narrateur est tombé par erreur dans un univers parallèle, mais sans que l’on sache toujours bien, comme dans certaines nouvelles de Julio Cortazar, si le rêve est ce que l’on vit éveillé ou si le réel est ce que l’on expérimente en rêvant. Platoon est une œuvre maîtrisée dans laquelle Oliver Stone évite à peu près tous les écueils qui peuvent menacer un tel sujet, tant dans le fonds que dans la forme. Vérité et vraisemblance s’équilibrent toujours excellemment, notamment dans la description des rapports de classes et de races à l’intérieur du groupe. Platoon, plus généralement, est une réussite dans la mesure où le film intègre parfaitement une expérience autobiographique dans une transposition qui devient exemplaire. » (Michel Sineux, Positif)

« Platoon traite de la guerre dans un ancrage au terrain viscéral qui fait ressortir l’échec total d’une politique étrangère basée sur des rapports de force et des équilibres de pouvoir. Mais le film va plus loin en dessinant les contours d’une nation guerrière empêtrée jusqu’au coup dans un conflit où les notions du bien et du mal n’ont plus aucun sens pour des jeunes américains sans repères ayant perdu foi en leur patrie. Au-delà de la référence autobiographique du personnage principal, Oliver Stone livre sa vérité d’une guerre idéologisée dont l’cho sacrificiel peine à remonter jusqu’au sommet d’un Etat omnipotent. Le choix du style – puissance évocatrice des images, sens du cadre et de la dramatisation, montage cut et performatif-, ou bien l’utilisation d’une symbolique de la faute, du mensonge voir même de la morale imprègneront pour longtmps une œuvre résolument contemporaine de son époque. Film au succès planétaire, Stone n’en reste pas là et réalisera deux autres longs métrages en lien direct avec le conflit de ce qui deviendra pour tous sa trilogie vietnamienne.» (Ecran Noir)

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@ CINEMATHQUE – 25/01/2010 20:30 – 22:30

« Oliver Stone’s Bi-Polar Patriotism »
Dr. Uli Jung (historien du cinéma, Université de Trèves)

Oliver Stone’s image of the USA is rather controversial. His ideological standpoint cannot be clearly defined. Rhe lecture will attempt to find common denominators in his political films.
(conférence en langue anglaise)

suivi du film: PLATOON

USA 1986 / vostf+all / 120′ / c / De : Oliver Stone / Avec : Charlie Sheen, Tom Berenger, Willem Dafoe, Forest Whitaker, Johnny Depp Oscars du Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur son, Meilleur montage Ours d’argent, Festival de Berlin

Engagé volontaire au Vietnam en 1967, Chris Taylor se heurte à un supérieur devenu une machine à tuer…

« Platoon est un récit d’initiation, l’intériorisation d’une expérience irremplaçable, mise en scène avec une force et une précision réalistes incomparables. Métaphoriquement, le film suggère de façon récurrente que le témoin-narrateur est tombé par erreur dans un univers parallèle, mais sans que l’on sache toujours bien, comme dans certaines nouvelles de Julio Cortazar, si le rêve est ce que l’on vit éveillé ou si le réel est ce que l’on expérimente en rêvant. Platoon est une œuvre maîtrisée dans laquelle Oliver Stone évite à peu près tous les écueils qui peuvent menacer un tel sujet, tant dans le fonds que dans la forme. Vérité et vraisemblance s’équilibrent toujours excellemment, notamment dans la description des rapports de classes et de races à l’intérieur du groupe. Platoon, plus généralement, est une réussite dans la mesure où le film intègre parfaitement une expérience autobiographique dans une transposition qui devient exemplaire. » (Michel Sineux, Positif)

« Platoon traite de la guerre dans un ancrage au terrain viscéral qui fait ressortir l’échec total d’une politique étrangère basée sur des rapports de force et des équilibres de pouvoir. Mais le film va plus loin en dessinant les contours d’une nation guerrière empêtrée jusqu’au coup dans un conflit où les notions du bien et du mal n’ont plus aucun sens pour des jeunes américains sans repères ayant perdu foi en leur patrie. Au-delà de la référence autobiographique du personnage principal, Oliver Stone livre sa vérité d’une guerre idéologisée dont l’cho sacrificiel peine à remonter jusqu’au sommet d’un Etat omnipotent. Le choix du style – puissance évocatrice des images, sens du cadre et de la dramatisation, montage cut et performatif-, ou bien l’utilisation d’une symbolique de la faute, du mensonge voir même de la morale imprègneront pour longtmps une œuvre résolument contemporaine de son époque. Film au succès planétaire, Stone n’en reste pas là et réalisera deux autres longs métrages en lien direct avec le conflit de ce qui deviendra pour tous sa trilogie vietnamienne.» (Ecran Noir)

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