Mar 16 2013

Le Hobbit devait-il être interdit aux plus jeunes?

Published by at 01:52 under Screening Room

SOURCE: http://www.lessentiel.lu

LUXEMBOURG – La Commission de surveillance des films est pointée du doigt dans son choix de classification pour des films jugés violents pour les enfants. Le ministère de la Culture se défend.

Le nouveau film de Peter Jackson, «Le Hobbit – un voyage inattendu», est-il trop violent pour les enfants? La question se pose, comme pour tous les films nouvellement diffusés, aux organes de classification nationaux. Au Luxembourg, c’est la Commission de surveillance de la classification des films (CSCF), qui détermine l’âge minimal. Mais le député Claude Adam a soulevé ce problème dans une question au ministre de la Culture, Octavie Modert. Interdit aux moins de 12 ans en Allemagne, il a été autorisé dès six ans au Luxembourg.

En cause, une classification différente et subjective car liée à l’organisation de chaque pays. En effet, au Luxembourg, comme ailleurs, le pays possède un système propre. Ainsi, aux USA, le film est classé PG-13 (déconseillé aux moins de 13 ans) pour «des séquences d’action fantastique intenses comportant de la violence, et des images terrifiantes». Le FSK en Allemagne l’a quant à lui classé FSK 12 pour «des scènes d’action guerrière» peu présentes et des «combats défensifs». En France, le ministère de la Culture lui a donné la mention «tous publics» (donc dès 1 an). Quant à la Belgique, la classification KT/EA concerne tous les films pour tous publics, jusqu’à 16 ans, sans restriction. Les différences sont donc frappantes, mais logiques: il n’existe pas de système de classification de 6 à 12 ans en France ou en Belgique, à la différence de l’Allemagne.

À quand un système pan-européen?

«Concernant le film susmentionné, la CSCF n’a pas été saisie par l’une des institutions relative à l’accès aux représentations cinématographiques», à savoir l’un des ministres de la Famille, de la Culture, ou des Médias, le procureur d’État ou l’un des membres de l’«Ombuds-Comité fir d’Rechter vum Kand». De même, «aucune réclamation n’a été adressée à la CSCF par une personne extérieure» non plus, ce qui n’a pas conduit l’organisme à réévaluer le film, majoritairement considéré pour tous publics dans les pays avoisinants. Mais, un membre de la commission «a transmis une réclamation en date du 21 décembre», arguant que les scènes guerrières n’étaient pas appropriées à un public de moins de six ans.

«Étant donné le court délai de diffusion des films et le fait qu’un grand nombre d’entrées au film se fait dans les jours qui suivent sa sortie», la CSCF a tenté de donner suite à la réclamation dans les plus brefs délais, en vain. En lieu et place, un avertissement concernant la violence a été apposé au film dans les cinémas. Le ministère de la Culture se défend alors en expliquant que «de manière constante, l’Allemagne semble être beaucoup plus stricte que les deux premiers pays». Alors à quand un système de classification pan-européen des films, à l’image du PEGI pour les jeux vidéo, lancé en 2003?

(Jonathan Vaucher/L’essentiel Online)

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LUXEMBOURG – La Commission de surveillance des films est pointée du doigt dans son choix de classification pour des films jugés violents pour les enfants. Le ministère de la Culture se défend.

Le nouveau film de Peter Jackson, «Le Hobbit – un voyage inattendu», est-il trop violent pour les enfants? La question se pose, comme pour tous les films nouvellement diffusés, aux organes de classification nationaux. Au Luxembourg, c’est la Commission de surveillance de la classification des films (CSCF), qui détermine l’âge minimal. Mais le député Claude Adam a soulevé ce problème dans une question au ministre de la Culture, Octavie Modert. Interdit aux moins de 12 ans en Allemagne, il a été autorisé dès six ans au Luxembourg.

En cause, une classification différente et subjective car liée à l’organisation de chaque pays. En effet, au Luxembourg, comme ailleurs, le pays possède un système propre. Ainsi, aux USA, le film est classé PG-13 (déconseillé aux moins de 13 ans) pour «des séquences d’action fantastique intenses comportant de la violence, et des images terrifiantes». Le FSK en Allemagne l’a quant à lui classé FSK 12 pour «des scènes d’action guerrière» peu présentes et des «combats défensifs». En France, le ministère de la Culture lui a donné la mention «tous publics» (donc dès 1 an). Quant à la Belgique, la classification KT/EA concerne tous les films pour tous publics, jusqu’à 16 ans, sans restriction. Les différences sont donc frappantes, mais logiques: il n’existe pas de système de classification de 6 à 12 ans en France ou en Belgique, à la différence de l’Allemagne.

À quand un système pan-européen?

«Concernant le film susmentionné, la CSCF n’a pas été saisie par l’une des institutions relative à l’accès aux représentations cinématographiques», à savoir l’un des ministres de la Famille, de la Culture, ou des Médias, le procureur d’État ou l’un des membres de l’«Ombuds-Comité fir d’Rechter vum Kand». De même, «aucune réclamation n’a été adressée à la CSCF par une personne extérieure» non plus, ce qui n’a pas conduit l’organisme à réévaluer le film, majoritairement considéré pour tous publics dans les pays avoisinants. Mais, un membre de la commission «a transmis une réclamation en date du 21 décembre», arguant que les scènes guerrières n’étaient pas appropriées à un public de moins de six ans.

«Étant donné le court délai de diffusion des films et le fait qu’un grand nombre d’entrées au film se fait dans les jours qui suivent sa sortie», la CSCF a tenté de donner suite à la réclamation dans les plus brefs délais, en vain. En lieu et place, un avertissement concernant la violence a été apposé au film dans les cinémas. Le ministère de la Culture se défend alors en expliquant que «de manière constante, l’Allemagne semble être beaucoup plus stricte que les deux premiers pays». Alors à quand un système de classification pan-européen des films, à l’image du PEGI pour les jeux vidéo, lancé en 2003?

(Jonathan Vaucher/L’essentiel Online)

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