Jul 26 2015

Movies, moments, no more


Published by at 15:32 under Screening Room

SOURCE: http://www.land.lu/

Utopia, Utopolis, Kinepolis : histoire d’un long détour et perspectives sur le destin des salles art et essai, la programmation de films luxembourgeois et la VOSTF
Bernard Thomas

Nico Simon est le George Lucas du Grand-Duché, passé de la contre-culture cinéphile (THX 1138, American Graffiti pour l’un, Ciné-club 80 pour l’autre) aux blockbusters commerciaux (Star Wars respectivement Utopolis), et finissant enfin par tout vendre à l’empire (Disney respectivement Kinepolis).
La comparaison ne l’offusque pas ; au contraire, elle le flatte. L’ex-prof de français reconverti en PDG d’Utopia SA a toujours cultivé un discours antiélitiste, voire anti-intellectuel, refusant le stigmate du « Kunstfilm-Ghetto ». À l’issue des interminables et passionnés débats entre Fundis et Realos (pour ou contre la publicité en avant-programme, pour ou contre le multiplex), Nico Simon finit par s’imposer par une stratégie cohérente, ce fut celle du pragmatisme commercial et de l’arrangement avec le système. Son éducation managériale, il l’a faite au contact de la branche. Il avait gagné la confiance des distributeurs bruxellois, pris tôt le pari du multiplexe, fait entrer les Belges de Kinepolis dans le capital d’Utopia SA (qui en ressortiront – provisoirement – en 2000) et transplanté leur modèle hyperfonctionnel au Kirchberg. À l’inverse de Kinepolis – et cela fut son coup de génie, sa grande trouvaille – Simon inventa le centre commercial dans le cinéma ; au lieu du classique cinéma dans le centre commercial.

Retrouvez l’article complet dans l’édition actuelle du d’Lëtzebuerger Land, en vente en kiosques.

Comments

comments

SOURCE: http://www.land.lu/

Utopia, Utopolis, Kinepolis : histoire d’un long détour et perspectives sur le destin des salles art et essai, la programmation de films luxembourgeois et la VOSTF
Bernard Thomas

Nico Simon est le George Lucas du Grand-Duché, passé de la contre-culture cinéphile (THX 1138, American Graffiti pour l’un, Ciné-club 80 pour l’autre) aux blockbusters commerciaux (Star Wars respectivement Utopolis), et finissant enfin par tout vendre à l’empire (Disney respectivement Kinepolis).
La comparaison ne l’offusque pas ; au contraire, elle le flatte. L’ex-prof de français reconverti en PDG d’Utopia SA a toujours cultivé un discours antiélitiste, voire anti-intellectuel, refusant le stigmate du « Kunstfilm-Ghetto ». À l’issue des interminables et passionnés débats entre Fundis et Realos (pour ou contre la publicité en avant-programme, pour ou contre le multiplex), Nico Simon finit par s’imposer par une stratégie cohérente, ce fut celle du pragmatisme commercial et de l’arrangement avec le système. Son éducation managériale, il l’a faite au contact de la branche. Il avait gagné la confiance des distributeurs bruxellois, pris tôt le pari du multiplexe, fait entrer les Belges de Kinepolis dans le capital d’Utopia SA (qui en ressortiront – provisoirement – en 2000) et transplanté leur modèle hyperfonctionnel au Kirchberg. À l’inverse de Kinepolis – et cela fut son coup de génie, sa grande trouvaille – Simon inventa le centre commercial dans le cinéma ; au lieu du classique cinéma dans le centre commercial.

Retrouvez l’article complet dans l’édition actuelle du d’Lëtzebuerger Land, en vente en kiosques.

Comments

comments

No responses yet

Comments are closed at this time.

Trackback URI |