Feb 26 2009

Test Blu-Ray – JCVD

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source: http://www.ecranlarge.com/dvd_review-list-6951.php

JCVD – Samsa Film

Depuis que Gaumont s’est lancé dans l’édition de films sur support haute-définition, il n’a jamais déçu. Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il sera pris à défaut avec la sortie blu-ray de JCVD qui se voit offrir la voie royale. Le transfert de la photographie désaturée est tout simplement exempt de tout reproche. La compression sans faille, marque de fabrique de l’encodage Gaumont, assure un beau grain cinéma tout en respectant les choix visuels voulus par Mabrouk El Mechri et le chef op Pierre Yves Bastard. Les pleines possibilités du codec AVC donnent par ailleurs un sérieux coup de fouet à la définition du film et à la profondeur de champ, vertigineuse ici.

Ainsi, vous ne raterez ni les rides, ni l’œuf de pigeon sur le visage de Jean-Claude Van Damme tandis que le rendu tridimensionnel des intérieurs et des extérieurs bruxellois vous plongeront durablement dans le film. On terminera sur les contrastes absolument remarquables avec des noirs extrêmement puissants et des niveaux de gris à tomber par terre. Grâce à cette double combinaison, l’avant scène comme l’arrière scène est parfaitement lisible à tout instant. C’est ce qu’on appelle un must.

Pour rendre hommage au fracas perpétrés par les muscles de Bruxelles, Gaumont a sorti le gros codec audio : un DTS-HD Master Audio 5.1 du plus bel acabit. Et dès l’ouverture, ce mixage sait se faire entendre. Le fameux plan-séquence des crédits d’ouverture est une référence : les balles, les cris de douleurs, les pas des « faux-méchants » fusent de toutes parts, certes, mais l’équilibre entre puissance et finesse est scrupuleusement respecté. Le bloc frontal est un modèle en soi d’ampleur et de vivacité avec des dialogues cristallins sur la voie centrale, une largeur sur les satellites avant et un rendu naturel des informations. N’allez pas imaginer toutefois que la scène arrière se tourne les pouces pendant ce temps. Tout comme la façade avant, la séparation des canaux est parfaite et la précision des effets multidirectionnels redoutable (on pense aux cris répétés et comiques de la chauffeuse de taxi hargneuse !). JCVD en blu-ray sait allier grosse dynamique, brutalité et fluidité. Impressionnant.

Test des bonus

On le sait, Jean-Claude Van Damme fut une idole de Mabrouk El Mechri alors qu’il était adolescent. C’est la raison d’être de JCVD. Egalement celle des bonus.

– Commentaire audio de Mabrouk El Mechri : les propos du cinéaste véhiculaient déjà une belle générosité sur le DVD de Virgil. Ce sentiment transparait à nouveau. Mabrouk livre une foultitude d’informations comme l’engagement contractuel de recourir aux services du compositeur luxembourgeois Gast Waltzing, coproduction avec le pays oblige ; ou encore l’improvisation progressive de la séquence entre Van Damme et son agent sur les dessous du business du Direct to Video. L’homme affirme également un certain talent pour vulgariser sa technique de mise en scène, sur les choix photographiques notamment. L’humilité et le respect sont aussi de mise quand il est question de Jean-Claude Van Damme. Un exercice agréable.

– Une journée avec Jean-Claude Van Damme : Laurent Weil et JCVD dans les rues de Bruxelles (53min, SD). Mabrouk El Mechri filme le célèbre journaliste et la star dans leur tournée bruxelloise. L’occasion pour ce dernier de revenir sur son parcours, et de parler de l’expérience JCVD.

– Dans la peau de JCVD, réalisé par Frédéric Bénudis (46min, SD). On est content de retrouver cet excellent documentaire diffusé il y a quelques années sur Canal + parce qu’il se pose là dans le registre « Hé ! Mais, en fait, il est beaucoup plus malin qu’il en a l’air ! ». Il est d’autant plus intéressant que l’on constate une dichotomie entre le côté un peu pénible du comédien à mélanger anglais et français, des discours philosophiques très, TRES naïfs et une remarquable lucidité sur ses erreurs de parcours, les ravages de la coke ou l’univers impitoyable de Hollywood. Pour l’auteur de ces lignes pas plus fan que cela de Van Damme, une certaine empathie commence à poindre face à cet homme touchant.

– Deux scènes coupées avec commentaire optionnel de Mabrouk El Mechri (5min, SD) : une prise non retenue de la scène de la cigarette et une impro mignonne de Van Damme expliquant à une gamine le concept d’être aware.

– Vent d’âme : Making of réalisé par Frédéric Benudis (37min, SD) Joli journal de bord du tournage. Non vraiment. Construit sur une chronologie linéaire, on suit la plupart du temps Mabrouk El Mechri en grand orchestrateur (parfois très autoritaire) de son équipe artistique et technique. Le cœur de ce docu, c’est essentiellement sa relation très spéciale avec Van Damme, celle où un jeune réalisateur se comporte comme un père avec cette masse de 48 ans en proie au doute.

Car JCVD est une nouvelle aventure pour Van Damme, celle d’un roi du coup de pied retourné dans la gueule qui se retrouve dans une configuration de tournage inédite, à exprimer une gamme d’émotions complexes. Ce doute peut s’exprimer de manière parfois très violente (un coup de boule dans un casier à force de ne pas trouver le jeu juste). Mais c’est pour mieux faire ressortir la peur d’un homme qui après 20 ans de carrière a encore tant à prouver et n’aime pas faire attendre le reste de l’équipe.

Plus que n’importe quel autre supplément de ce blu-ray, Van Damme enlève sa carapace de star pour dévoiler celle d’un homme à fleur de peau, hypersensible. Une belle émotion nous envahit face à Van Damme peinant à réussir sa dernière scène (le plan-séquence d’ouverture) parce qu’il ne veut pas que ça se termine ou ses impressions après le visionnage de la copie zéro. Un très beau portrait dissimulé de Van Damme (et Dieu sait pourtant que je n’aime pas les films de tatanes !)

Les six teasers promotionnels (dont celui fameux du casting et celui hilarant de la chauffeuse de taxi) referment cette interactivité.

Apport HD : Il est très net. Le transfert vidéo est phénoménal. Le son DTS-HD fait également figure de référence. Le report intégral des bonus DVD sur le blu-ray est un autre point positif. Si, comme Mabrouk El Mechri, vous aviez dans la porcherie qui vous servait de chambre d’ado des posters de Van Damme en train de faire le grand écart, achetez du JCVD en haute-définition.

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JCVD – Samsa Film

Depuis que Gaumont s’est lancé dans l’édition de films sur support haute-définition, il n’a jamais déçu. Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il sera pris à défaut avec la sortie blu-ray de JCVD qui se voit offrir la voie royale. Le transfert de la photographie désaturée est tout simplement exempt de tout reproche. La compression sans faille, marque de fabrique de l’encodage Gaumont, assure un beau grain cinéma tout en respectant les choix visuels voulus par Mabrouk El Mechri et le chef op Pierre Yves Bastard. Les pleines possibilités du codec AVC donnent par ailleurs un sérieux coup de fouet à la définition du film et à la profondeur de champ, vertigineuse ici.

Ainsi, vous ne raterez ni les rides, ni l’œuf de pigeon sur le visage de Jean-Claude Van Damme tandis que le rendu tridimensionnel des intérieurs et des extérieurs bruxellois vous plongeront durablement dans le film. On terminera sur les contrastes absolument remarquables avec des noirs extrêmement puissants et des niveaux de gris à tomber par terre. Grâce à cette double combinaison, l’avant scène comme l’arrière scène est parfaitement lisible à tout instant. C’est ce qu’on appelle un must.

Pour rendre hommage au fracas perpétrés par les muscles de Bruxelles, Gaumont a sorti le gros codec audio : un DTS-HD Master Audio 5.1 du plus bel acabit. Et dès l’ouverture, ce mixage sait se faire entendre. Le fameux plan-séquence des crédits d’ouverture est une référence : les balles, les cris de douleurs, les pas des « faux-méchants » fusent de toutes parts, certes, mais l’équilibre entre puissance et finesse est scrupuleusement respecté. Le bloc frontal est un modèle en soi d’ampleur et de vivacité avec des dialogues cristallins sur la voie centrale, une largeur sur les satellites avant et un rendu naturel des informations. N’allez pas imaginer toutefois que la scène arrière se tourne les pouces pendant ce temps. Tout comme la façade avant, la séparation des canaux est parfaite et la précision des effets multidirectionnels redoutable (on pense aux cris répétés et comiques de la chauffeuse de taxi hargneuse !). JCVD en blu-ray sait allier grosse dynamique, brutalité et fluidité. Impressionnant.

Test des bonus

On le sait, Jean-Claude Van Damme fut une idole de Mabrouk El Mechri alors qu’il était adolescent. C’est la raison d’être de JCVD. Egalement celle des bonus.

– Commentaire audio de Mabrouk El Mechri : les propos du cinéaste véhiculaient déjà une belle générosité sur le DVD de Virgil. Ce sentiment transparait à nouveau. Mabrouk livre une foultitude d’informations comme l’engagement contractuel de recourir aux services du compositeur luxembourgeois Gast Waltzing, coproduction avec le pays oblige ; ou encore l’improvisation progressive de la séquence entre Van Damme et son agent sur les dessous du business du Direct to Video. L’homme affirme également un certain talent pour vulgariser sa technique de mise en scène, sur les choix photographiques notamment. L’humilité et le respect sont aussi de mise quand il est question de Jean-Claude Van Damme. Un exercice agréable.

– Une journée avec Jean-Claude Van Damme : Laurent Weil et JCVD dans les rues de Bruxelles (53min, SD). Mabrouk El Mechri filme le célèbre journaliste et la star dans leur tournée bruxelloise. L’occasion pour ce dernier de revenir sur son parcours, et de parler de l’expérience JCVD.

– Dans la peau de JCVD, réalisé par Frédéric Bénudis (46min, SD). On est content de retrouver cet excellent documentaire diffusé il y a quelques années sur Canal + parce qu’il se pose là dans le registre « Hé ! Mais, en fait, il est beaucoup plus malin qu’il en a l’air ! ». Il est d’autant plus intéressant que l’on constate une dichotomie entre le côté un peu pénible du comédien à mélanger anglais et français, des discours philosophiques très, TRES naïfs et une remarquable lucidité sur ses erreurs de parcours, les ravages de la coke ou l’univers impitoyable de Hollywood. Pour l’auteur de ces lignes pas plus fan que cela de Van Damme, une certaine empathie commence à poindre face à cet homme touchant.

– Deux scènes coupées avec commentaire optionnel de Mabrouk El Mechri (5min, SD) : une prise non retenue de la scène de la cigarette et une impro mignonne de Van Damme expliquant à une gamine le concept d’être aware.

– Vent d’âme : Making of réalisé par Frédéric Benudis (37min, SD) Joli journal de bord du tournage. Non vraiment. Construit sur une chronologie linéaire, on suit la plupart du temps Mabrouk El Mechri en grand orchestrateur (parfois très autoritaire) de son équipe artistique et technique. Le cœur de ce docu, c’est essentiellement sa relation très spéciale avec Van Damme, celle où un jeune réalisateur se comporte comme un père avec cette masse de 48 ans en proie au doute.

Car JCVD est une nouvelle aventure pour Van Damme, celle d’un roi du coup de pied retourné dans la gueule qui se retrouve dans une configuration de tournage inédite, à exprimer une gamme d’émotions complexes. Ce doute peut s’exprimer de manière parfois très violente (un coup de boule dans un casier à force de ne pas trouver le jeu juste). Mais c’est pour mieux faire ressortir la peur d’un homme qui après 20 ans de carrière a encore tant à prouver et n’aime pas faire attendre le reste de l’équipe.

Plus que n’importe quel autre supplément de ce blu-ray, Van Damme enlève sa carapace de star pour dévoiler celle d’un homme à fleur de peau, hypersensible. Une belle émotion nous envahit face à Van Damme peinant à réussir sa dernière scène (le plan-séquence d’ouverture) parce qu’il ne veut pas que ça se termine ou ses impressions après le visionnage de la copie zéro. Un très beau portrait dissimulé de Van Damme (et Dieu sait pourtant que je n’aime pas les films de tatanes !)

Les six teasers promotionnels (dont celui fameux du casting et celui hilarant de la chauffeuse de taxi) referment cette interactivité.

Apport HD : Il est très net. Le transfert vidéo est phénoménal. Le son DTS-HD fait également figure de référence. Le report intégral des bonus DVD sur le blu-ray est un autre point positif. Si, comme Mabrouk El Mechri, vous aviez dans la porcherie qui vous servait de chambre d’ado des posters de Van Damme en train de faire le grand écart, achetez du JCVD en haute-définition.

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