Dec 27 2013

Utopia fête ses 30 ans

Published by at 01:03 under Screening Room

SOURCE: http://www.paperjam.lu

La salle de cinéma ouverte par des cinéphiles est devenue un groupe actif dans quatre pays. Face aux changements du marché, l’accent est mis sur la diversification et la valorisation des infrastructures.

Demander à des cinéphiles s’ils avaient imaginé que leur ciné-club créé dans les années 70 débouchant sur une salle de cinéma au Limpertsberg en 1983 permettrait de bâtir un groupe international coté à la Bourse de Luxembourg aboutirait probablement à une réponse négative.

Mais lorsque vous demandez, 30 ans plus tard, à l’un des fondateurs et actuel patron si c’était à refaire, la réponse est sans ambiguïté. «Sans hésitation», lançait Nico Simon, administrateur-délégué d’Utopia à paperJam.TV lors de la soirée 10X6 «Stratégie d’entreprise» organisée par le paperJam Business Club le 11 décembre. «Nous avons fait ça parce que nous aimions le cinéma et l’équipe de départ gravite toujours autour de nous. On aurait tous envie de remettre ça.»

Un marché local

Au fil des années, Utopia, qui fête son anniversaire ce lundi 16 décembre, est sorti de son quartier d’origine. D’abord avec la création en 1996 du complexe Utopolis logé au Kirchberg puis avec un premier pied hors des frontières grand-ducales en 1999.

«Nous avions décidé en tant que cinéphiles de nous faire nous même notre concurrence», ajoute Nico Simon. «Notre but reste d’exploiter des salles de cinéma dans des villes petites ou moyennes, sur le modèle du Kirchberg à savoir un shopping mall dans le cinéma et non l’inverse.»

Avec 13 cinémas, 93 écrans et 3,5 millions de visiteurs chaque année, Utopia est le seul groupe de sa catégorie à opérer sur les trois pays du Benelux ainsi qu’en Meurthe-et-Moselle (Longwy). Une présence qui permet d’équilibrer les rentrées financières.

«Ces marchés sont tout à fait différents et ne sont pas en phase», précise Nico Simon. «Les films locaux sont très importants et le secteur très cyclique. Quand l’activité dans un pays se porte moins bien, celle d’un autre l’équilibre.»

Diversifier et perdurer

Outre une savante présence géographique, le groupe a dû diversifier ses revenus, aux côtés des 50% restant de la vente des tickets. La vente historique des produits annexes (boissons, sucreries,…) consiste donc un apport non négligeable. Devenus de véritables complexes, les cinémas se donnent depuis quelques années les moyens et l’espace pour attirer, par exemple, le secteur horeca et donc de générer des revenus immobiliers. La publicité sur écran complète le chiffre d’affaires des exploitants.

«Nous profitons aussi des moments creux de la semaine pour proposer nos salles pour des événements, b2b», ajoute Nico Simon. «Nos clients utilisent les salles de cinéma pour des séances de formations car elles sont idéalement équipées. C’est une piste de développement importante pour nous.»

Le meilleur endroit….pour un film

Souvent seul en dehors des grandes villes, l’exploitant de cinéma doit désormais composer avec une concurrence qui ne se nomme plus télévision mais téléphone portable ou internet, permettant aux plus jeunes d’accéder à des films pirates.

Dans ce contexte, le cinéma doit, tout simplement, assurer qu’il reste le meilleur endroit pour regarder un film. «On a prédit la mort du cinéma depuis qu’il existe et il est jours là. Il va changer mais il sera toujours là dans le futur», ajoute Nico Simon.

Un pari sur l’avenir qui se gagnera avec une dose supplémentaire de créativité et d’investissements dans les moyens technologiques dernier cri pour plaire à des clients forcément toujours plus exigeants.

A l’occasion de ses 30 ans, le Ciné Utopia propose un tarif spécial de 3 euros pour tout billet acheté ce lundi 16 décembre, le tout accompagné de «bulles» et d’un cupcake.

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SOURCE: http://www.paperjam.lu

La salle de cinéma ouverte par des cinéphiles est devenue un groupe actif dans quatre pays. Face aux changements du marché, l’accent est mis sur la diversification et la valorisation des infrastructures.

Demander à des cinéphiles s’ils avaient imaginé que leur ciné-club créé dans les années 70 débouchant sur une salle de cinéma au Limpertsberg en 1983 permettrait de bâtir un groupe international coté à la Bourse de Luxembourg aboutirait probablement à une réponse négative.

Mais lorsque vous demandez, 30 ans plus tard, à l’un des fondateurs et actuel patron si c’était à refaire, la réponse est sans ambiguïté. «Sans hésitation», lançait Nico Simon, administrateur-délégué d’Utopia à paperJam.TV lors de la soirée 10X6 «Stratégie d’entreprise» organisée par le paperJam Business Club le 11 décembre. «Nous avons fait ça parce que nous aimions le cinéma et l’équipe de départ gravite toujours autour de nous. On aurait tous envie de remettre ça.»

Un marché local

Au fil des années, Utopia, qui fête son anniversaire ce lundi 16 décembre, est sorti de son quartier d’origine. D’abord avec la création en 1996 du complexe Utopolis logé au Kirchberg puis avec un premier pied hors des frontières grand-ducales en 1999.

«Nous avions décidé en tant que cinéphiles de nous faire nous même notre concurrence», ajoute Nico Simon. «Notre but reste d’exploiter des salles de cinéma dans des villes petites ou moyennes, sur le modèle du Kirchberg à savoir un shopping mall dans le cinéma et non l’inverse.»

Avec 13 cinémas, 93 écrans et 3,5 millions de visiteurs chaque année, Utopia est le seul groupe de sa catégorie à opérer sur les trois pays du Benelux ainsi qu’en Meurthe-et-Moselle (Longwy). Une présence qui permet d’équilibrer les rentrées financières.

«Ces marchés sont tout à fait différents et ne sont pas en phase», précise Nico Simon. «Les films locaux sont très importants et le secteur très cyclique. Quand l’activité dans un pays se porte moins bien, celle d’un autre l’équilibre.»

Diversifier et perdurer

Outre une savante présence géographique, le groupe a dû diversifier ses revenus, aux côtés des 50% restant de la vente des tickets. La vente historique des produits annexes (boissons, sucreries,…) consiste donc un apport non négligeable. Devenus de véritables complexes, les cinémas se donnent depuis quelques années les moyens et l’espace pour attirer, par exemple, le secteur horeca et donc de générer des revenus immobiliers. La publicité sur écran complète le chiffre d’affaires des exploitants.

«Nous profitons aussi des moments creux de la semaine pour proposer nos salles pour des événements, b2b», ajoute Nico Simon. «Nos clients utilisent les salles de cinéma pour des séances de formations car elles sont idéalement équipées. C’est une piste de développement importante pour nous.»

Le meilleur endroit….pour un film

Souvent seul en dehors des grandes villes, l’exploitant de cinéma doit désormais composer avec une concurrence qui ne se nomme plus télévision mais téléphone portable ou internet, permettant aux plus jeunes d’accéder à des films pirates.

Dans ce contexte, le cinéma doit, tout simplement, assurer qu’il reste le meilleur endroit pour regarder un film. «On a prédit la mort du cinéma depuis qu’il existe et il est jours là. Il va changer mais il sera toujours là dans le futur», ajoute Nico Simon.

Un pari sur l’avenir qui se gagnera avec une dose supplémentaire de créativité et d’investissements dans les moyens technologiques dernier cri pour plaire à des clients forcément toujours plus exigeants.

A l’occasion de ses 30 ans, le Ciné Utopia propose un tarif spécial de 3 euros pour tout billet acheté ce lundi 16 décembre, le tout accompagné de «bulles» et d’un cupcake.

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