Oct 29 2008

Article sur “La Régate”

Published by at 07:54 under Uncategorized

SOURCE: www.cfwb.be

Derrière les caméras
Auteur : Pauline Wouters – DCPP – MCF

laregate

Le cinéma belge regorge de talents cachés qui, heureusement pour nous, se dévoilent ! Le réalisateur Bernard Bellefroid a récemment achevé le tournage de son premier long métrage de fiction, La Régate, une histoire sensible jouée par des acteurs de qualité. Petit tour à Wépion, sur l’un des plateaux de tournage…

« Silence s’il vous plait. Moteur… et action ! » Mégaphone à la main et oreillette bien fixée, la 1ère assistante réalisation profite d’une accalmie en termes de parasites sonores – avions et trains – pour imposer le silence sur le plateau et lancer la prochaine prise. « Allez les gars on la refait encore une fois… ». Les quelque quinze personnes qui s’activent autour de la caméra obtempèrent et collaborent, chacun à sa manière, à la bonne conduite de la prise en question. Le réalisateur Bernard Bellefroid, les assistants, l’ingénieur du son, le cadre, le chef opérateur, la preneuse de son, la scripte, les caméramans, les maquilleuses, les accessoiristes, la photographe, le réalisateur du making of, les figurants, etc. Et cela sans compter tout le staff de production, les régisseurs, les décorateurs et les cuisiniers également présents pour le tournage du film La Régate, qui bénéficie notamment du soutien du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française. C’est véritablement tout un petit monde qui s’affaire autour du jeu des acteurs !

Dans le combo – sorte de mini salle de cinéma de la taille d’un mètre cube -, on vérifie la qualité de la prise. Puis, une fois qu’elle convient, les acteurs rejouent la scène en « son seul ». Pas de caméra, des micros uniquement. Ce qui permet de disposer d’une bande sonore d’une qualité optimale afin de combler les passages où le son serait défectueux. Pour terminer, les acteurs reprennent quelques poses de la scène jouée pour que la photographe puisse les immortaliser sans qu’elle ne gêne les caméramans et autres professionnels du tournage lors de l’action. Fin septembre, au bord de la Meuse, en région namuroise, l’équipe de La Régate achevait une période de quarante jours de tournage dans des conditions extérieures parfois difficiles.

Une question de ressenti

Pour son tout premier long métrage de fiction, le jeune réalisateur namurois Bernard Bellefroid a choisi de livrer une œuvre éminemment personnelle. La Régate raconte l’histoire d’un jeune garçon de 15 ans, Alexandre (joué par Joffrey Verbruggen), vivant seul avec son père dans la violence et la promiscuité. Qui plus est, père et fils travaillent ensemble dans un supermarché. Pour échapper à l’enfer de son quotidien, Alexandre pratique l’aviron. Ce qui le fait tenir, c’est son obsession de gagner les championnats de Belgique. Malgré cela, la violence entre Alexandre et son père ne cesse de s’amplifier. Un spectacle sordide auquel l’entraineur du garçon (joué par Sergi Lopez) assiste malheureusement sans s’en rendre compte.

Il ne s’agit pas là d’une œuvre autobiographique mais proche de la réalité qu’a connu le réalisateur belge. Une des raisons qui ont poussé l’acteur espagnol Sergi Lopez à intégrer l’équipe du film c’est la capacité de son auteur à raconter une histoire essentielle pour lui. « Je ne choisis pas un film pour le rôle que j’y joue mais pour le scénario, le récit que le réalisateur veut livrer. C’est une question de ressenti que je n’explique pas », dit-il.

Le film, actuellement en phase de montage, devrait être prêt pour le mois de mai. Produit par Artémis Productions, en coproduction avec Samsa films (Luxembourg) et Liaison Cinématographique (France), avec l’aide notamment du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française, La Régate de Bernard Bellefroid devrait certainement rejoindre les nombreuses pépites que le cinéma belge se plait à collectionner.

Date de publication hebdo: 27.10.08

Comments

comments

SOURCE: www.cfwb.be

Derrière les caméras
Auteur : Pauline Wouters – DCPP – MCF

laregate

Le cinéma belge regorge de talents cachés qui, heureusement pour nous, se dévoilent ! Le réalisateur Bernard Bellefroid a récemment achevé le tournage de son premier long métrage de fiction, La Régate, une histoire sensible jouée par des acteurs de qualité. Petit tour à Wépion, sur l’un des plateaux de tournage…

« Silence s’il vous plait. Moteur… et action ! » Mégaphone à la main et oreillette bien fixée, la 1ère assistante réalisation profite d’une accalmie en termes de parasites sonores – avions et trains – pour imposer le silence sur le plateau et lancer la prochaine prise. « Allez les gars on la refait encore une fois… ». Les quelque quinze personnes qui s’activent autour de la caméra obtempèrent et collaborent, chacun à sa manière, à la bonne conduite de la prise en question. Le réalisateur Bernard Bellefroid, les assistants, l’ingénieur du son, le cadre, le chef opérateur, la preneuse de son, la scripte, les caméramans, les maquilleuses, les accessoiristes, la photographe, le réalisateur du making of, les figurants, etc. Et cela sans compter tout le staff de production, les régisseurs, les décorateurs et les cuisiniers également présents pour le tournage du film La Régate, qui bénéficie notamment du soutien du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française. C’est véritablement tout un petit monde qui s’affaire autour du jeu des acteurs !

Dans le combo – sorte de mini salle de cinéma de la taille d’un mètre cube -, on vérifie la qualité de la prise. Puis, une fois qu’elle convient, les acteurs rejouent la scène en « son seul ». Pas de caméra, des micros uniquement. Ce qui permet de disposer d’une bande sonore d’une qualité optimale afin de combler les passages où le son serait défectueux. Pour terminer, les acteurs reprennent quelques poses de la scène jouée pour que la photographe puisse les immortaliser sans qu’elle ne gêne les caméramans et autres professionnels du tournage lors de l’action. Fin septembre, au bord de la Meuse, en région namuroise, l’équipe de La Régate achevait une période de quarante jours de tournage dans des conditions extérieures parfois difficiles.

Une question de ressenti

Pour son tout premier long métrage de fiction, le jeune réalisateur namurois Bernard Bellefroid a choisi de livrer une œuvre éminemment personnelle. La Régate raconte l’histoire d’un jeune garçon de 15 ans, Alexandre (joué par Joffrey Verbruggen), vivant seul avec son père dans la violence et la promiscuité. Qui plus est, père et fils travaillent ensemble dans un supermarché. Pour échapper à l’enfer de son quotidien, Alexandre pratique l’aviron. Ce qui le fait tenir, c’est son obsession de gagner les championnats de Belgique. Malgré cela, la violence entre Alexandre et son père ne cesse de s’amplifier. Un spectacle sordide auquel l’entraineur du garçon (joué par Sergi Lopez) assiste malheureusement sans s’en rendre compte.

Il ne s’agit pas là d’une œuvre autobiographique mais proche de la réalité qu’a connu le réalisateur belge. Une des raisons qui ont poussé l’acteur espagnol Sergi Lopez à intégrer l’équipe du film c’est la capacité de son auteur à raconter une histoire essentielle pour lui. « Je ne choisis pas un film pour le rôle que j’y joue mais pour le scénario, le récit que le réalisateur veut livrer. C’est une question de ressenti que je n’explique pas », dit-il.

Le film, actuellement en phase de montage, devrait être prêt pour le mois de mai. Produit par Artémis Productions, en coproduction avec Samsa films (Luxembourg) et Liaison Cinématographique (France), avec l’aide notamment du Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française, La Régate de Bernard Bellefroid devrait certainement rejoindre les nombreuses pépites que le cinéma belge se plait à collectionner.

Date de publication hebdo: 27.10.08

Comments

comments

No responses yet

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply