Oct 05 2013

«Le premier film luxembourgeois en relief»

Published by at 01:45 under Zeilt Productions

SOURCE: http://www.paperjam.lu

«Mr Hublot», le premier court-métrage d’animation de Laurent Witz, sera projeté en avant-première ce soir. L’occasion de revenir avec lui sur une épopée qui a duré trois ans.

Il est de ces projets qui paraissent être comme le monstre du Loch Ness: on en parle beaucoup mais on ne le voit jamais. «Mr Hublot» aura mis trois ans à arriver sur les écrans, mais il est bien là. Un joli film d’animation d’un peu plus de 11 minutes qui nous plonge dans un univers rétro-futuriste où se mélangent mécanique de pointe et rapiéçage obsolète et où notre Mr Hublot (une référence à peine masquée à un autre inadapté du cinéma, Mr Hulot), petit bonhomme maniaque bourré de tocs, voit son existence bousculée par l’arrivée d’un robot-chien qui s’avère être assez envahissant.

Cheville ouvrière de ce film, Laurent Witz a développé le projet, écrit le scénario (avec Alexandre Espigares) et réalisé le film. Il nous en raconte les tenants et aboutissants.

Monsieur Witz, comment est né le projet de ce film, premier film de fiction que vous réalisez et produit par Zeilt productions?

«J’ai découvert l’univers du sculpteur Stéphane Halleux il y a cinq ou six ans. J’ai été séduit et attiré par ses créations à la fois mécaniques et poétiques, modernes et d’un autre temps. Très vite, ce fut une évidence pour moi qu’il fallait les intégrer à un film d’animation. J’étais même étonné que ça n’ait pas encore été fait. J’ai travaillé au développement d’un personnage, puis au scénario, puis j’ai cherché les financements pour la réalisation.

Trois ans c’est long pour produire 11 minutes… Pourquoi tout ce temps?

«Il a d’abord fallu une année pour rassembler le financement. Le budget du film se situe entre 250.000 et 300.000 euros. Nous avons été suivi et bien soutenu par le Film Fonds. Ensuite la Région Lorraine et le Centre national du cinéma (CNC) ont accepté de financer le projet et surtout Arte France est devenu coproducteur. La chaîne ne produit que deux à trois films d’animation par an, c’est donc une grande chance de les avoir à nos côtés.

Alors, vous avez mis un an à boucler le financement… Ensuite?

«Ensuite, il a fallu constituer les équipes, une quarantaine de personnes en tout, dont environ 15 animateurs, mais aussi ce qui concerne le son, le graphisme… 80% du film a été réalisé au Luxembourg et le reste en France… juste à côté en Lorraine. Et, puis, on s’est lancé dans la réalisation!

Nos critères de qualité dans le travail sur les décors, les personnages ou les véhicules étaient très élevés tant aux points de vue artistique que technique, surtout au regard du faible coût de la production. Nous avons aussi ajouté le relief, donc une réelle 3D, à voir avec les lunettes spéciales. C’est une première au Luxembourg.

Était-ce pour démontrer l’étendue de vos capacités techniques?

«Pas seulement. Le relief se justifie d’abord par les personnages puisqu’à la base, il s’agit de sculptures. Tout le défi était de garder la dimension poétique du film et de ne pas laisser la technique prendre le pas sur l’imaginaire et l’univers fantastique mis en scène.

Zeilt Productions partage son temps entre un travail de commande, pour la publicité ou pour des entreprises, et un travail de création, de fiction. N’est-ce pas compliqué de mélanger les deux?

«Au contraire: l’un nourrit l’autre et pas seulement au point de vue financier. Les recherches que l’on fait pour une publicité peuvent nous être utiles dans une fiction et inversement. Nous avons développé une technique pour animer un personnage pour Ubisoft que nous avons réutilisée pour Mr. Hublot. Les personnes qui travaillent sont les mêmes, avec les mêmes capacités dans le dessin, l’imaginaire, la technique d’animation… seul le modèle de financement change.

Quels sont les projets de Zeilt Productions?

«D’abord, nous sommes fiers et heureux de voir ‘Mr. Hublot’ sur les écrans. Il sera en avant-programme dans certaines salles. En plus, il a été sélectionné dans une vingtaine de festivals à travers le monde et a déjà gagné quatre prix internationaux. Par ailleurs, nous sommes en développement pour un long-métrage d’animation, ‘Wilfred’, destiné à un public familial et pour lequel nous avons reçu déjà un soutien du Film Fonds.»

«Mr.Hublot» sera présenté en avant-première, ce mercredi 2 octobre à 19h30 à l’Utopolis Kirchberg. La version 2D sera suivie du making off du film, puis de la version 3D. Une exposition présentera des sculptures de Stéphane Halleux et Lilo, la chanteuse de la bande-son interprétera quelques titres.

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SOURCE: http://www.paperjam.lu

«Mr Hublot», le premier court-métrage d’animation de Laurent Witz, sera projeté en avant-première ce soir. L’occasion de revenir avec lui sur une épopée qui a duré trois ans.

Il est de ces projets qui paraissent être comme le monstre du Loch Ness: on en parle beaucoup mais on ne le voit jamais. «Mr Hublot» aura mis trois ans à arriver sur les écrans, mais il est bien là. Un joli film d’animation d’un peu plus de 11 minutes qui nous plonge dans un univers rétro-futuriste où se mélangent mécanique de pointe et rapiéçage obsolète et où notre Mr Hublot (une référence à peine masquée à un autre inadapté du cinéma, Mr Hulot), petit bonhomme maniaque bourré de tocs, voit son existence bousculée par l’arrivée d’un robot-chien qui s’avère être assez envahissant.

Cheville ouvrière de ce film, Laurent Witz a développé le projet, écrit le scénario (avec Alexandre Espigares) et réalisé le film. Il nous en raconte les tenants et aboutissants.

Monsieur Witz, comment est né le projet de ce film, premier film de fiction que vous réalisez et produit par Zeilt productions?

«J’ai découvert l’univers du sculpteur Stéphane Halleux il y a cinq ou six ans. J’ai été séduit et attiré par ses créations à la fois mécaniques et poétiques, modernes et d’un autre temps. Très vite, ce fut une évidence pour moi qu’il fallait les intégrer à un film d’animation. J’étais même étonné que ça n’ait pas encore été fait. J’ai travaillé au développement d’un personnage, puis au scénario, puis j’ai cherché les financements pour la réalisation.

Trois ans c’est long pour produire 11 minutes… Pourquoi tout ce temps?

«Il a d’abord fallu une année pour rassembler le financement. Le budget du film se situe entre 250.000 et 300.000 euros. Nous avons été suivi et bien soutenu par le Film Fonds. Ensuite la Région Lorraine et le Centre national du cinéma (CNC) ont accepté de financer le projet et surtout Arte France est devenu coproducteur. La chaîne ne produit que deux à trois films d’animation par an, c’est donc une grande chance de les avoir à nos côtés.

Alors, vous avez mis un an à boucler le financement… Ensuite?

«Ensuite, il a fallu constituer les équipes, une quarantaine de personnes en tout, dont environ 15 animateurs, mais aussi ce qui concerne le son, le graphisme… 80% du film a été réalisé au Luxembourg et le reste en France… juste à côté en Lorraine. Et, puis, on s’est lancé dans la réalisation!

Nos critères de qualité dans le travail sur les décors, les personnages ou les véhicules étaient très élevés tant aux points de vue artistique que technique, surtout au regard du faible coût de la production. Nous avons aussi ajouté le relief, donc une réelle 3D, à voir avec les lunettes spéciales. C’est une première au Luxembourg.

Était-ce pour démontrer l’étendue de vos capacités techniques?

«Pas seulement. Le relief se justifie d’abord par les personnages puisqu’à la base, il s’agit de sculptures. Tout le défi était de garder la dimension poétique du film et de ne pas laisser la technique prendre le pas sur l’imaginaire et l’univers fantastique mis en scène.

Zeilt Productions partage son temps entre un travail de commande, pour la publicité ou pour des entreprises, et un travail de création, de fiction. N’est-ce pas compliqué de mélanger les deux?

«Au contraire: l’un nourrit l’autre et pas seulement au point de vue financier. Les recherches que l’on fait pour une publicité peuvent nous être utiles dans une fiction et inversement. Nous avons développé une technique pour animer un personnage pour Ubisoft que nous avons réutilisée pour Mr. Hublot. Les personnes qui travaillent sont les mêmes, avec les mêmes capacités dans le dessin, l’imaginaire, la technique d’animation… seul le modèle de financement change.

Quels sont les projets de Zeilt Productions?

«D’abord, nous sommes fiers et heureux de voir ‘Mr. Hublot’ sur les écrans. Il sera en avant-programme dans certaines salles. En plus, il a été sélectionné dans une vingtaine de festivals à travers le monde et a déjà gagné quatre prix internationaux. Par ailleurs, nous sommes en développement pour un long-métrage d’animation, ‘Wilfred’, destiné à un public familial et pour lequel nous avons reçu déjà un soutien du Film Fonds.»

«Mr.Hublot» sera présenté en avant-première, ce mercredi 2 octobre à 19h30 à l’Utopolis Kirchberg. La version 2D sera suivie du making off du film, puis de la version 3D. Une exposition présentera des sculptures de Stéphane Halleux et Lilo, la chanteuse de la bande-son interprétera quelques titres.

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